Dessins animés des années 90 : la liste nostalgique

Les dessins animés des années 90 se regardaient le mercredi et le samedi matin, au rythme des émissions jeunesse. Cette liste les classe par origine (séries japonaises, américaines, françaises), puis les longs-métrages, avec l’année, le studio et l’âge conseillé.

Les dessins animés années 90 et les émissions jeunesse

En France, la plupart des séries n’étaient pas regardées seules : elles passaient à l’intérieur d’émissions avec présentateurs, jeux et chansons. Le Club Dorothée, sur TF1, en est l’exemple le plus connu : lancé en 1987, il s’arrête en 1997 et diffuse une grande partie des séries japonaises de la décennie. Les autres chaînes ont leurs propres cases jeunesse, le matin avant l’école, le mercredi et le week-end.

Ce mode de diffusion explique un souvenir fréquent : on se rappelle le générique, souvent chanté en français, mieux que le titre. Si vous cherchez un dessin animé 90 précis, partez de la chaîne et de l’émission qui le diffusait. Les séries arrivées juste avant figurent dans les dessins animés des années 80.

Les séries japonaises

Les séries japonaises, souvent adaptées de mangas, occupent une place énorme à la télévision française du début des années 90. Plusieurs d’entre elles s’adressent à l’origine à un public plus âgé que celui des émissions qui les diffusaient.

Dragon Ball Z (1989)

Studio Toei Animation, Japon. Suite de Dragon Ball, adaptée du manga d’Akira Toriyama, centrée sur des combats de plus en plus spectaculaires. Elle a fait découvrir le manga à toute une génération ; la fiche dessiner Goku en propose un fan art. Dès 10 ans, pour la violence des combats.

Sailor Moon (1992)

Studio Toei Animation, Japon. Une collégienne et ses amies se transforment en guerrières. Ses grands yeux, ses silhouettes allongées et ses séquences de transformation ont fixé beaucoup de codes du manga pour filles. Dès 8 ans.

Pokémon (1997)

Studio OLM, Japon, arrivée en France en 1999. Un jeune dresseur parcourt le monde avec Pikachu. La série accompagne le succès des jeux vidéo et des cartes ; voyez la fiche dessiner Pikachu. Dès 6 ans.

Les séries américaines

Les Razmoket (1991)

Studio Klasky Csupo, pour Nickelodeon. Le monde vu à hauteur de bébés qui commentent les adultes. Un graphisme volontairement irrégulier, loin des personnages lisses habituels. Dès 5 ans.

Batman (1992)

Warner Bros. Animation. Souvent appelée « Batman, la série animée », elle se distingue par ses décors sombres, peints sur fond noir, et son ambiance de film policier. Dès 10 ans.

Animaniacs (1993)

Warner Bros. Animation. Des sketchs courts, très rapides, pleins de chansons et de parodies, dans la tradition des cartoons classiques. Dès 7 ans.

Gargoyles (1994)

Studios Disney. Des gargouilles de pierre se réveillent la nuit dans le New York moderne. Une série au récit suivi et au ton plus grave que les autres productions Disney de l’époque. Dès 9 ans.

Hé Arnold ! (1996)

Nickelodeon. Le quotidien d’un écolier à la tête en forme de ballon de rugby, dans une grande ville. Un bon exemple de personnage construit sur une forme de tête unique et reconnaissable. Dès 7 ans.

Le Laboratoire de Dexter (1996) et Les Supers Nanas (1998)

Cartoon Network. Deux séries au dessin très géométrique : aplats de couleur, contours épais, personnages réduits à quelques formes. Elles montrent combien la simplification rend un personnage lisible. Dès 6 ans.

Les séries françaises et européennes

Les Aventures de Tintin (1991)

Coproduction franco-canadienne des studios Ellipse et Nelvana. Adaptation très fidèle des albums d’Hergé, case par case pour certaines scènes. Dès 7 ans.

Les Zinzins de l’espace (1997)

Studio Xilam, France. Cinq extraterrestres échoués dans le grenier d’une maison tentent de repartir. Un humour visuel où les dialogues comptent peu. Dès 6 ans.

Oggy et les Cafards (1998)

Studio Xilam, France. Un chat bleu harcelé par trois cafards, sans dialogues : tout passe par le mouvement et les expressions. C’est un excellent modèle pour étudier le jeu d’un personnage dessiné. Dès 5 ans.

D’autres séries françaises, de toutes les époques, sont présentées sur la page dessins animés français.

Les longs-métrages marquants

Le renouveau de Disney

  • La Belle et la Bête (1991) : une salle de bal en partie réalisée en images de synthèse, mêlée au dessin. Dès 6 ans.
  • Aladdin (1992) : un génie au dessin très élastique, qui change de forme sans cesse. Dès 6 ans.
  • Le Roi lion (1994) : un récit initiatique dans la savane, avec la mort d’un parent qui peut toucher les plus jeunes. Dès 6 ans.
  • Tarzan (1999) : un héros qui glisse sur les branches dans des décors en volume. Dès 6 ans.

Le reste du catalogue est classé par époque dans la page dessins animés Disney.

Les autres films de la décennie

  • Un mauvais pantalon (1993), Aardman, Royaume-Uni : un court-métrage de Wallace et Gromit en pâte à modeler, animé image par image. Dès 6 ans.
  • Toy Story (1995), Pixar : le premier long-métrage entièrement en images de synthèse ; voyez les films Pixar. Dès 5 ans.
  • Princesse Mononoké (1997), studio Ghibli, Japon : un conte écologique aux scènes de combat parfois violentes. Dès 11 ans ; d’autres titres sont présentés avec les films du studio Ghibli.
  • Kirikou et la Sorcière (1998), Michel Ocelot, France : un conte inspiré de l’Afrique de l’Ouest, aux couleurs franches et aux décors foisonnants. Dès 5 ans.
  • Le Prince d’Égypte (1998), DreamWorks : un récit biblique au ton sérieux. Dès 8 ans.
  • Le Géant de fer (1999), Brad Bird, Warner Bros. : l’amitié entre un garçon et un robot géant, sur fond de guerre froide. Dès 7 ans.

Ce que ces dessins animés apprennent au dessinateur

Les séries de la décennie offrent des styles très différents, utiles pour s’entraîner. Les séries japonaises travaillent les yeux, les mèches et les expressions : le guide des expressions manga en tire des règles réutilisables. Les séries de Cartoon Network réduisent les personnages à des formes géométriques : redessinez un personnage en trois formes maximum pour comprendre comment il est construit, puis inventez le vôtre.

Où les voir

Les droits de diffusion changent régulièrement : une série présente sur une plateforme de vidéo à la demande peut en disparaître sans préavis. Vérifiez sur les services que vous utilisez, cherchez les coffrets DVD, souvent disponibles en médiathèque, et méfiez-vous des versions remontées ou redoublées, qui n’ont pas toujours le générique d’origine. Pour continuer, les dessins animés des années 2000 prennent la suite, et la page dessin animé rassemble tous nos guides.

Questions fréquentes

Quand le Club Dorothée s’est-il arrêté ?

L’émission, lancée sur TF1 en 1987, s’est arrêtée en 1997. Elle a diffusé un grand nombre de séries japonaises, dont Dragon Ball Z et Sailor Moon.

Les séries japonaises des années 90 conviennent-elles aux jeunes enfants ?

Pas toutes. Plusieurs étaient destinées au Japon à des adolescents et contiennent des combats violents. Regardez un épisode avant de les montrer à un enfant de moins de 9 ou 10 ans.

Quel est le premier film entièrement en images de synthèse ?

Toy Story, produit par Pixar et sorti en 1995, est le premier long-métrage entièrement réalisé en images de synthèse.