Dessins animés des années 80 : génériques et souvenirs

Les dessins animés des années 80 ont fait entrer massivement l’animation japonaise à la télévision française, aux côtés de coproductions françaises devenues cultes. Cette liste les classe par origine, puis par films de cinéma, avec année, studio et âge conseillé.

Les dessins animés années 80 à la télévision

Au début de la décennie, les enfants regardent leurs séries dans des émissions jeunesse animées par des présentateurs. Sur Antenne 2, Récré A2 diffuse depuis la fin des années 70 de nombreuses séries japonaises. Sur TF1, le Club Dorothée prend le relais à partir de 1987 et deviendra l’émission jeunesse la plus regardée jusqu’au milieu des années 90.

Les génériques, souvent réécrits et chantés en français, sont restés plus célèbres que certaines séries. Pour identifier un dessin animé 80 dont vous avez oublié le titre, notez la chaîne, l’émission et quelques mots du générique : c’est généralement suffisant pour le retrouver.

Les séries japonaises arrivées en France

Certaines séries de cette liste ont été produites au Japon à la fin des années 70, mais diffusées en France au tournant des années 80. Elles étaient souvent destinées à un public plus âgé que celui des émissions françaises qui les programmaient.

Goldorak (1975)

Studio Toei Animation. Un pilote défend la Terre aux commandes d’un robot géant. Sa diffusion en France, à partir de 1978 dans Récré A2, lance la vague des robots japonais. Dès 8 ans.

Cat’s Eye (1983)

Studio TMS, adaptation du manga de Tsukasa Hōjō. Trois sœurs cambrioleuses volent des œuvres d’art ayant appartenu à leur père. Une ambiance de film policier, avec des silhouettes élancées. Dès 9 ans.

Olive et Tom (1983)

Titre original : Captain Tsubasa. Une série de football où un seul tir peut durer plusieurs minutes. Elle montre comment l’animation étire le temps pour créer du suspense. Dès 6 ans.

Princesse Sarah (1985)

Studio Nippon Animation, d’après le roman de Frances Hodgson Burnett. Une pensionnaire riche devient servante après la mort de son père. Très mélodramatique, à réserver aux enfants qui supportent les histoires tristes. Dès 7 ans.

Dragon Ball (1986)

Studio Toei Animation, d’après le manga d’Akira Toriyama. Plus humoristique que sa suite, elle suit l’enfance de Son Goku en quête des sept boules de cristal. Dès 8 ans.

Les Chevaliers du Zodiaque (1986)

Titre original : Saint Seiya, studio Toei Animation. Des chevaliers en armures inspirées des constellations combattent pour protéger une déesse. Combats nombreux et parfois durs. Dès 10 ans.

Les coproductions et séries françaises

La France produit beaucoup pendant la décennie, souvent avec des studios japonais ou américains pour l’animation.

Il était une fois… l’Homme (1978) et ses suites

Série d’Albert Barillé, studio Procidis. Elle raconte l’histoire de l’humanité avec les mêmes personnages à chaque époque. Les suites Il était une fois… l’Espace (1982) et Il était une fois… la Vie (1987), sur le corps humain, sont encore utilisées pour apprendre. Dès 7 ans.

Ulysse 31 (1981)

Coproduction franco-japonaise des studios DIC et TMS. L’Odyssée d’Homère transposée au XXXIe siècle, dans l’espace. Dès 8 ans.

Les Mystérieuses Cités d’or (1982)

Coproduction franco-japonaise de DIC et du studio Pierrot. Trois enfants partent à la recherche de cités d’or en Amérique du Sud, au XVIe siècle. Chaque épisode se termine par un court documentaire sur les civilisations précolombiennes. Dès 7 ans.

Inspecteur Gadget (1983)

Coproduction de DIC, en France, avec des partenaires nord-américains. Un policier maladroit truffé de gadgets, sauvé en secret par sa nièce et son chien. Dès 6 ans.

Les séries américaines

Les Schtroumpfs (1981)

Studio Hanna-Barbera, d’après la bande dessinée du Belge Peyo. Un village de petits personnages bleus, chacun défini par un seul trait de caractère. Dès 4 ans.

Les Maîtres de l’univers (1983)

Studio Filmation. Les aventures de Musclor, série liée à une gamme de figurines. Animation limitée : beaucoup de plans réutilisés d’un épisode à l’autre. Dès 7 ans.

Les Tortues Ninja (1987)

Quatre tortues mutantes experts en arts martiaux vivent dans les égouts de New York. Elles sont différenciées par la couleur de leur bandeau, un bon exemple de personnages identiques reconnaissables par un seul détail. Dès 7 ans.

Les films d’animation au cinéma

  • Le Roi et l’Oiseau (1980), Paul Grimault, France : un film commencé dans les années 40, achevé des décennies plus tard, sur un tyran et un oiseau insolent. Dès 7 ans.
  • Rox et Rouky (1981), Disney : l’amitié d’un renardeau et d’un chiot de chasse. Dès 5 ans.
  • Les Maîtres du temps (1982), René Laloux, France, avec des dessins de Moebius : un film de science-fiction au graphisme très européen. Dès 10 ans.
  • Le Château dans le ciel (1986), studio Ghibli : le premier film du studio. Les autres titres sont présentés avec les films Ghibli. Dès 7 ans.
  • Fievel et le Nouveau Monde (1986), Don Bluth : une jeune souris émigre en Amérique. Dès 6 ans.
  • Mon voisin Totoro (1988), Hayao Miyazaki, studio Ghibli : deux sœurs rencontrent des esprits de la forêt. Dès 4 ans.
  • Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles (1988), Don Bluth : de jeunes dinosaures cherchent une vallée fertile. Scènes tristes au début. Dès 5 ans.
  • Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988), Robert Zemeckis : personnages dessinés et acteurs réels dans les mêmes plans. Dès 10 ans.
  • Akira (1988), Katsuhiro Ōtomo, Japon : un film de science-fiction très violent, réservé aux adultes et grands adolescents.
  • La Petite Sirène (1989), Disney : le film qui relance les grands classiques du studio, détaillés dans les dessins animés Disney. Dès 5 ans.

Revoir les années 80 avec des enfants d’aujourd’hui

Le rythme de ces séries est souvent plus lent que celui des productions actuelles : longues séquences répétées, transformations reprises à chaque épisode. Les plus jeunes s’y habituent vite si l’histoire est claire. Pour les séries japonaises de combat, regardez un épisode avant de les montrer à un enfant de moins de 9 ans : elles n’ont pas été conçues pour cet âge. La sélection des dessins animés pour enfants aide à choisir selon l’âge.

Ces séries ont aussi beaucoup à apprendre à qui dessine. Les robots et armures des années 80 sont un bon exercice de volumes : décomposez-les en cubes, cylindres et sphères, comme le montrent les formes de base. Les personnages japonais, avec leurs grands yeux et leurs mèches, mènent naturellement au dessin manga.

Où les voir

Les catalogues des plateformes changent souvent et beaucoup de séries des années 80 n’y sont présentes que par intermittence. Cherchez sur les services que vous utilisez, dans les rééditions en coffrets DVD ou Blu-ray, et en médiathèque. Certaines séries existent dans plusieurs doublages : vérifiez si vous voulez retrouver les voix et le générique de votre enfance. La suite de l’histoire se trouve dans les dessins animés des années 90, et toutes nos listes sont réunies sur la page dessin animé.

Questions fréquentes

Quelles émissions diffusaient les dessins animés dans les années 80 ?

Récré A2 sur Antenne 2 et, à partir de 1987, le Club Dorothée sur TF1 sont les plus connues. Les séries passaient à l’intérieur de ces émissions, entre jeux et chansons.

Les Mystérieuses Cités d’or sont-elles une série française ?

C’est une coproduction franco-japonaise de 1982, entre le studio DIC et le studio japonais Pierrot. L’animation a été réalisée au Japon.

Quel dessin animé des années 80 montrer à un enfant de 5 ans ?

Les Schtroumpfs, Rox et Rouky ou Mon voisin Totoro conviennent bien à cet âge. Évitez les séries de combat japonaises, conçues pour un public plus âgé.